
L’impact de l’intelligence artificielle sur le monde du travail suscite beaucoup de craintes, notamment pour l’emploi des jeunes diplômés. Certains postes seraient menacés de disparition ; d’autres seraient épargnés. Selon le baromètre Talents 2026 réalisé par Ipsos BVA pour SKEMA Business School et EY, trois quarts des étudiants considèrent l’IA comme une menace possible pour l’emploi des débutants.
Qu’en est-il vraiment ? Face au déploiement de l’IA, comment adapter son orientation pour être mieux armé contre le risque de substitution ?
Une nécessaire prise de recul
Ce n’est pas la première fois qu’on parle de fin de l’emploi : les premiers métiers à tisser, l’électricité puis l’informatique ont tous été accompagnés à leurs débuts par des prévisions apocalyptiques sur le marché du travail. Certes, certains métiers ont disparu, mais d’autres sont apparus : les économistes parlent de destruction créatrice. La plupart des métiers ont évolué pour intégrer ces nouvelles technologies. Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’il en ira différemment pour l’intelligence artificielle. Ne vous fiez pas au battage médiatique : nul ne peut prédire l’avenir de l’IA, et certainement pas les experts autoproclamés.
À qui profite la peur ?
Des prédictions anxiogènes circulent dans les médias, souvent alimentées par les patrons de la Tech. Elles répondent à des objectifs particuliers : sensationnalisme pour les médias, captation de l’investissement pour la Tech. Rappelons qu’Anthropic (modèle Claude) et OpenAI (modèle ChatGPT) envisagent une introduction en bourse prochainement. Le catastrophisme permet de justifier les investissements colossaux qui sont faits actuellement sans gage de rentabilité.
L’IA semble également servir de prétexte bien commode à certaines vagues de licenciement aux États-Unis. Les raisons de ces licenciements sont plutôt à chercher du côté d’erreurs de gestion ou du contexte géopolitique. De nombreuses entreprises de la Tech ont embauché massivement post Covid et doivent désormais ajuster leurs effectifs. C’est notamment le cas de Microsoft et Meta.
Les jeunes seront-ils sacrifiés sur l’autel de l’IA ?
De nombreuses entreprises ont semblé ralentir l’embauche des jeunes ces derniers mois. Ce ralentissement est en grande partie lié aux incertitudes qui pèsent sur le contexte géopolitique, la politique intérieure et les évolutions technologiques. Il s’inscrit dans une conjoncture économique défavorable.
Certains décideurs peuvent penser que les postes de début de carrière seront facilement remplacés par l’IA. Avec cette vision court-termiste, ils oublient que l’entreprise joue un rôle fondamental dans la montée en compétence des jeunes ; ils pourraient s’en mordre les doigts dans quelques années quand ils chercheront du personnel formé et expérimenté. Et comment repérer les erreurs de l’IA si on n’a jamais fait le travail en amont ? Déjà, certaines organisations songent à interdire l’utilisation de l’IA pendant la période d’intégration des jeunes diplômés, afin de leur donner une chance d’apprendre sur le tas. L’IA va certainement forcer les entreprises à redéfinir les parcours d’apprentissage des jeunes diplômés.
Quelle est la faisabilité économique et écologique d’un déploiement massif de l’IA ?
Il manque souvent dans les débats sur l’IA une réflexion sur le coût du déploiement et de l’exploitation de cette technologie ainsi que la disponibilité de l’énergie et des matières premières dans un contexte de réchauffement climatique et de futurs arbitrages sur l’utilisation des ressources. Autant de facteurs qui pourraient freiner la progression de l’IA.
Déjà, de grandes entreprises qui se sont engouffrées dans l’IA font marche arrière, au vu du coût des « tokens » facturé par les fournisseurs de modèles d’IA pour les requêtes. On peut espérer que les entreprises réfléchiront à deux fois avant de rendre leurs processus complètement dépendants des conditions d’usage et de la facturation des modèles d’IA.
Les limites du déploiement de l’IA
Le fait qu’une activité puisse être faite par l’IA ne veut pas dire qu’elle sera nécessairement confiée à l’IA. Nous avons déjà évoqué les limites en termes de viabilité économique et de dépendance à un modèle. D’autres facteurs viendront certainement limiter le nombre de tâches que l’on confie à l’IA : qui prend la responsabilité du résultat ? Quelle est la vérifiabilité du processus ? Quelles sont les préférences du consommateur ?
Le fait que quelque chose soit techniquement faisable ne veut pas dire que ce soit souhaitable. L’IA n’a rien d’inéluctable ; elle sera ce que nous en ferons collectivement.
Le vrai danger de l’IA
Aujourd’hui, les risques majeurs que pose l’IA sont la dégradation de notre capacité cognitive et la perte du goût de l’effort. L’IA facilite en effet la recherche du moindre effort et ne permet pas aux jeunes qui l’utilisent à mauvais escient de développer leurs capacités d’analyse et de synthèse. Des études montrent qu’une utilisation intensive de l’IA est associée à une diminution de la pensée critique, notamment chez les jeunes.
Trouver du plaisir dans l’effort et la progression, entretenir la persévérance, maîtriser les fondamentaux (français, maths, sciences) sont autant d’axes à travailler pour contrer les effets pervers d’une utilisation excessive de l’IA dans le cadre des études.
L’IA ne peut pas tout
Nous allons le voir ci-dessous : un nombre important d’activités devraient rester du ressort des êtres humains, même si ces activités pourront certainement être facilitées et enrichies par l’utilisation de l’IA.
Qu’est-ce que l’IA fait bien ?
De quelle IA parle-t-on ? C’est surtout l’IA générative qui est connue du grand public, celle qui permet de créer des textes, des images ou des vidéos à partir de requêtes simples. L’IA agentique est celle qui intéresse le plus les entreprises : elle permet de planifier et d’exécuter un ensemble de tâches de manière autonome.
Un certain nombre d’activités peuvent déjà être confiées à l’intelligence artificielle, notamment :
- La recherche d’informations
- La rédaction de contenus standards
- Les comptes rendus de réunion
- L’analyse documentaire
- La traduction
- Le traitement de données
- L’assistance à la prise de décision
- Le codage informatique
D’une façon générale, toutes les activités cognitives standardisées, qui impliquent un raisonnement reconductible ou l’application de règles précises, pourraient à terme être prises en charge par l’intelligence artificielle. Ce sont souvent ces activités qui sont confiées aux débutants. D’où la crainte sur l’emploi des jeunes.
Quelles sont les compétences qui résistent à l’IA ?
Certaines compétences sont proprement humaines et ne pourront probablement jamais être prises en charge intégralement et de façon satisfaisante par une intelligence artificielle. Ce sont notamment :
- les relations interpersonnelles (écoute, accompagnement, coordination, négociation, gestion des conflits)
- le leadership
- les gestes techniques
- les interventions sur le terrain
- les conceptions créatives
- la compréhension des besoins et des contraintes
- le jugement éthique
- la prise de décision complexe
- l’engagement de sa responsabilité
- la gestion de crise.
Un métier est relativement robuste lorsqu’il nécessite la mise en oeuvre de plusieurs de ces compétences. Les professions qui paraissent les moins exposées au risque de substitution sont en grande partie manuelles, nécessitent une présence sur le terrain ou intègrent des interactions humaines essentielles. La confiance et la responsabilité ne se délèguent pas à la machine.
Quels métiers ne seront jamais remplacés ?
Personne ne connaît la réponse. D’ailleurs, la question est sans doute mal posée. En effet, dans de nombreux cas, l’IA sera un outil pour augmenter la productivité, mais ne se substituera pas au professionnel. Par exemple, un médecin pourra utiliser l’IA pour analyser des images, synthétiser un dossier ou relier les symptômes à des pathologies connues. Pour autant, le dialogue avec le patient, le diagnostic final et la décision sur le traitement resteront de sa responsabilité.
Ainsi, l’IA ne va pas simplement supprimer certains métiers et en laisser d’autres intacts. Il est probable qu’en fin de compte, elle en supprime très peu, mais qu’elle transforme la plupart des métiers en prenant en charge certaines tâches en même temps qu’elle en crée de nouvelles pour le professionnel.
IA n’est donc pas nécessairement synonyme de moins d’emploi. De plus, les gains de productivité obtenus grâce à l’IA pourraient aussi permettre aux entreprises d’étendre leur activité et de recruter davantage. Et de nouveaux métiers apparaîtront autour de l’IA, notamment des développeurs et des « configurateurs ».
Quelles formations privilégier ?
Les compétences qui ne suffisent plus à elles seules
Ce sont toutes les compétences techniques et académiques qui correspondent à ce que l’IA sait faire. Attention : ces compétences restent indispensables, mais il faut absolument les enrichir.
- Accumuler des connaissances
- Produire du contenu écrit
- Traduire un texte
- Coder
- Préparer un visuel
- Monter une vidéo
- Analyser un dossier
Les compétences pour se démarquer à l’ère de l’IA
L’adaptabilité est essentielle dans un monde du travail qui va continuer d’évoluer très rapidement. Les jeunes qui entrent actuellement sur le marché du travail exerceront probablement plusieurs métiers au cours de leur vie active, changeront d’entreprise et de secteur d’activité, et devront régulièrement acquérir de nouvelles compétences. D’où l’importance de savoir apprendre tout au long de sa vie et de s’adapter à des situations nouvelles. Cela suppose aussi d’accepter une part d’incertitude et de ne pas chercher à tout prévoir.
Ne cherchez pas une formation qui vous mettrait à l’abri de l’IA ; personne ne peut prédire à quoi ressembleront les métiers dans dix ou quinze ans. Privilégiez plutôt des formations qui vous donneront des connaissances solides et la capacité d’évoluer, quel que soit le contexte. La clé réside dans la combinaison de plusieurs compétences complémentaires :
- Un socle d’expertise solide dans un domaine qui vous intéresse : maîtriser les fondamentaux et être capable de résoudre des problèmes concrets. L’IA peut fournir des réponses, mais encore faut-il savoir quelles questions poser et évaluer la pertinence des réponses. L’expertise et l’IA sont complémentaires.
- La capacité à encadrer l’usage de l’IA dans ce domaine : décider de ce qui peut être délégué, choisir les outils adaptés, vérifier les résultats, repérer les erreurs et assumer la responsabilité du travail final.
- Les compétences relationnelles : savoir écouter, expliquer, négocier, coopérer et instaurer une relation de confiance. Ces compétences sont indispensables pour travailler avec des collègues, des collaborateurs, des clients, des patients ou des élèves.
- La prise de décision en environnement complexe : analyser une situation complexe, confronter différents points de vue, évaluer les risques et faire des choix.
- La capacité à fédérer une équipe autour d’un projet : partager une vision, motiver une équipe et coordonner les contributions.
- La créativité : imaginer de nouvelles idées, explorer différentes pistes, concevoir des projets ou produits nouveaux, trouver des solutions originales.
- La prise d’initiative : repérer une possibilité d’amélioration, proposer des solutions et passer à l’action.
À l’ère de l’IA, la valeur professionnelle reposera sur sa capacité à mobiliser ses connaissances, les outils technologiques et les compétences humaines. Mais aussi à s’adapter aux évolutions du marché du travail. Disposer d’une expérience pratique sera un plus pour entrer sur le marché du travail : une partie des tâches traditionnellement dévolues aux débutants est susceptible d’être prise en charge par l’IA. Les entreprises pourraient donc être tentées de recruter des personnes déjà opérationnelles.
Les bonnes questions à se poser pour choisir son orientation
Pour les formations : développer les compétences de demain
Voici quelques questions à se poser pour évaluer une formation dans un monde professionnel transformé par l’IA. Il n’est pas nécessaire de répondre à toutes ces questions. Une école d’ingénieurs, une école de commerce, une licence, un BUT ou un BTS ne développeront pas toutes les compétences de manière identique. Certaines seront travaillées dans les enseignements, d’autres seront développées au travers de projets, de stages, de la vie associative ou d’expériences personnelles. À l’occasion des salons d’orientation et des journées portes ouvertes, n’hésitez pas à interroger les étudiants et les enseignants sur la manière dont les compétences sont réellement développées.
1. Acquérir une expertise dans un domaine
- La formation permet-elle d’acquérir des fondamentaux solides dans un ou plusieurs domaines ?
- Les enseignements sont-ils régulièrement actualisés pour tenir compte des évolutions du secteur et des métiers ?
- Certains cours sont-ils dispensés par des professionnels en activité ?
2. Utiliser l’IA avec discernement
- Quelle est la part de l’IA dans le programme et dans la pédagogie ?
- La formation propose-t-elle des modules dédiés à l’utilisation des outils d’IA dans le domaine étudié ?
- Les étudiants apprennent-ils à vérifier les résultats produits par l’IA et à exercer leur esprit critique ?
- Sont-ils amenés à réfléchir aux limites et aux risques associés à l’utilisation de l’IA ?
3. Développer ses compétences relationnelles
- Quelle est la part des travaux en groupe ?
- La formation permet-elle de développer ses capacités de communication, à l’écrit comme à l’oral ?
- Les étudiants apprennent-ils à présenter et à défendre leurs idées ?
- Les stages et les projets permettent-ils de rencontrer des professionnels ?
4. Prendre des décisions
- Est-ce que les enseignements développent la capacité à analyser, problématiser et structurer sa pensée ?
- Y a-t-il des études de cas réels qui permettent aux étudiants d’évaluer différentes solutions et de justifier leurs choix ?
- Est-il possible de personnaliser son parcours d’études ?
5. Démontrer son esprit d’initiative
- Les projets invitent-ils les étudiants à la définition des problèmes et à la recherche de solutions par eux-mêmes ?
- Existe-t-il des possibilités de mener des projets personnels, de participer à des associations ou de créer une activité ?
6. Fédérer une équipe
- La formation propose-t-elle des projets dans lesquels les étudiants doivent se répartir les rôles et se coordonner ?
- Les étudiants sont-ils amenés à présenter leurs projets et à défendre leur vision ?
- La formation fournit-elle des occasions de prendre des responsabilités au sein d’une association ou d’un projet collectif ?
7. Exercer sa créativité
- La formation encourage-t-elle la curiosité intellectuelle et l’exploration de nouvelles idées ?
- Les étudiants conçoivent-ils leurs propres projets ?
- Peuvent-ils expérimenter, tester différentes pistes ?
- La formation permet-elle de croiser différentes disciplines ?
8. Développer sa capacité d’évolution
- La formation est-elle pluridisciplinaire ? Permet-elle l’acquisition de connaissances et compétences diversifiées ?
- Permet-elle de découvrir différents métiers ou secteurs d’activité ?
- Les méthodes pédagogiques permettent-elles de s’adapter à des situations nouvelles et à des modes de travail différents ?
- La formation comprend-elle des projets en autonomie, des stages ou des expériences qui permettent aux étudiants de tester leurs capacités d’adaptation ?
- Donne-t-elle des bases méthodologiques pour continuer à apprendre et mobiliser de nouvelles compétences ?
9. Acquérir une expérience pratique
- La formation prévoit-elle des mises en situation professionnelles et des projets inspirés de problèmes réels ?
- Les étudiants réalisent-ils des projets pour des entreprises ou des associations ?
- La formation propose-t-elle suffisamment de stages en entreprise ?
- Permet-elle de constituer un portfolio de réalisations concrètes à présenter à un futur employeur ?
Il n’est pas nécessaire de choisir une formation qui coche toutes les cases. Avant tout, une formation doit permettre de construire un socle solide de connaissances tout en offrant la possibilité de développer plusieurs compétences complémentaires. Certaines compétences pourront être acquises en dehors des études, au fil des expériences personnelles et professionnelles. Il ne s’agit pas seulement de choisir une formation en fonction des débouchés d’aujourd’hui, mais aussi de choisir une formation qui donne les moyens de continuer à apprendre et à développer de nouvelles compétences demain.
Pour les métiers : évaluer leur évolution à l’ère de l’IA
Si vous vous intéressez à un métier en particulier, nous vous conseillons d’identifier où se situe la valeur ajoutée du professionnel et comment l’IA pourrait faire évoluer le contenu de son travail.
Cinq types de questions pour analyser un métier
1. Que fait concrètement une personne qui exerce ce métier ?
- À quoi ressemble sa journée de travail ?
- Quelles sont les tâches principales ?
- Quelles informations doit-elle rechercher et analyser ?
- Avec quelles personnes travaille-t-elle ?
- Dans quel environnement exerce-t-elle ?
- Quelles décisions doit-elle prendre ?
- Quelles responsabilités doit-elle assumer ?
2. Quelles tâches l’IA pourrait-elle prendre en charge ?
Identifiez les activités qui pourraient être réalisées plus rapidement par l’IA. Par exemple :
- Rechercher et synthétiser des informations
- Rédiger des rapports et des comptes rendus
- Analyser des données et réaliser des calculs
- Produire des contenus
- Réaliser des tâches administratives répétitives.
3. Qu’est-ce l’IA aurait du mal à faire de façon satisfaisante ?
Passez au crible les aspects du métier pour lesquels l’intervention humaine reste primordiale, par exemple :
- Comprendre le contexte et les besoins
- Écouter et accompagner une personne
- Négocier
- Intervenir sur le terrain et s’adapter à l’imprévu
- Arbitrer entre plusieurs solutions
- Imaginer de nouvelles solutions
- Évaluer les propositions de l’IA
- Assumer la responsabilité de son travail
4. Comment le contenu du métier est-il susceptible d’évoluer avec l’IA ?
- Quelles tâches pourraient disparaître ?
- Quelles nouvelles activités pourraient apparaître ?
- Globalement, le contenu du poste va-t-il être enrichi ou au contraire vidé de sa substance ?
- Le professionnel sera-t-il amené à prendre davantage de responsabilités ?
- L’IA va-t-elle réduire le nombre de postes ou au contraire créer de nouveaux besoins ?
5. Quelles compétences faut-il développer pour se préparer à cette évolution ?
- Quelles connaissances techniques et expertise métier faudra-t-il maîtriser ?
- Quels outils d’IA faudra-t-il savoir utiliser ?
- Quelles compétences humaines seront particulièrement importantes ?
Une fois cette analyse menée, posez-vous cette question essentielle : avez-vous toujours envie d’exercer le métier ainsi transformé par l’IA ?
Exemples de transformation par secteurs d’activité
| Secteur d’activité | Tâches que l’IA peut prendre en charge ou fortement automatiser | Tâches qui restent principalement humaines |
|---|---|---|
| 🩺 Santé | Analyse d’images et de données (bilans, symptômes), recherche d’informations, synthèse de dossiers, aide au diagnostic, comptes rendus, tâches administratives | Examen et soins du patient, gestes techniques, relation de confiance, écoute, décisions complexes, accompagnement, responsabilité du diagnostic et du traitement |
| ⚙️ Ingénierie | Calculs, simulations, conception de variantes, optimisation, génération de code, analyse de données, documentation | Définition des besoins et des contraintes, arbitrages, conception globale, validation critique des solutions, responsabilité, gestion des imprévus |
| 💻 Informatique | Génération et correction de code, tests, documentation, recherche de bugs, traduction entre langages, assistance au développement | Architecture, compréhension du besoin, choix techniques, sécurité, conception de systèmes complexes, validation critique des résultats, responsabilité, collaboration |
| 📚 Éducation | Création d’exercices et de supports, adaptation des contenus, correction de certains travaux, recherche, administration | Relation avec les élèves, motivation, gestion du groupe, accompagnement, compréhension des difficultés, évaluation pédagogique |
| ⚖️ Droit | Recherche juridique, analyse de documents, recherche de jurisprudence, synthèse, rédaction de projets de documents | Conseil, stratégie, interprétation des situations complexes, négociation, plaidoirie, relation avec le client, jugement, responsabilité |
| 💰 Finance | Analyse de données, détection d’anomalies, prévisions, reporting, traitement documentaire, automatisation de tâches | Décisions stratégiques, relation client, négociation, gestion des risques complexes, évaluation des solutions, responsabilité |
| 📣 Communication | Rédaction de textes, traduction, génération d’images/vidéos, déclinaison de contenus, analyse d’audience, veille | Définition de la stratégie, compréhension fine du public, positionnement, créativité, storytelling, relation, jugement éditorial |
| 🏗️ BTP | Calculs, plans et modélisations, estimation, planification, suivi de chantier par données/images, documentation | Travail sur le terrain, coordination des équipes, diagnostic des situations imprévues, gestes techniques, adaptation au contexte, responsabilité |
| 🔬 Recherche | Recherche bibliographique, analyse de données, simulations, traitement de résultats, aide à la formulation d’hypothèses, rédaction technique | Choix des questions scientifiques, conception des expériences, intuition, interprétation, esprit critique, validation, découverte scientifique |
| 👥 Ressources humaines | Tri et analyse de CV, rédaction d’annonces, synthèse d’entretiens, analyse de données RH, administration | Entretien, compréhension des personnes, évaluation contextualisée, médiation, accompagnement, décisions prenant en compte l’humain |
| 📊 Conseil en management | Analyse de données, benchmarks, recherche documentaire, production de présentations, modélisation, synthèse | Compréhension de l’organisation, diagnostic humain, relation avec les dirigeants, conduite du changement, négociation, arbitrage |
| 🛍️ Commerce | Analyse des clients, recommandations, prévisions, prospection automatisée, rédaction de propositions, gestion administrative | Relation client, écoute, négociation, persuasion, confiance, compréhension des besoins complexes, fidélisation |
| 🤝 Social | Gestion administrative, recherche d’informations, rédaction de comptes rendus, aide à l’évaluation et au suivi des dossiers | Relation humaine, écoute, accompagnement, intervention dans des situations complexes, compréhension du contexte familial et social, confiance |
| 🛡️ Sécurité / défense | Analyse de données et d’images, détection d’anomalies, simulation, planification, surveillance automatisée, aide à la décision | Décision et responsabilité, intervention sur le terrain, gestion de situations imprévues, commandement, négociation, discernement |
| 🎨 Arts | Génération d’images, de musique, de textes et de vidéos, variations et expérimentations, retouche, production technique | Intention artistique, vision, univers personnel, choix esthétiques, direction artistique, relation avec le public, expérience vécue |
| 🍽️ Hôtellerie-restauration | Réservations, prévisions de fréquentation, gestion des stocks, planification, traduction, marketing | Accueil, hospitalité, relation avec le client, adaptation aux situations, cuisine créative, management des équipes, expérience proposée |
